Merchandising

Concept store pour commerçants entrepreneurs

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Le concept store, cette boutique transversale, de la mode à la décoration, en passant par l’alimentation ou encore la voiture, remporte un fort succès ces dernières années.

Le concept store se serait démocratisé aux Etats-Unis sous l’impulsion de l’enseigne de mode Fiorucci. En France, il est communément admis que c’est Colette qui a lancé le genre en 1997, installant rue du Faubourg-Saint-Honoré une boutique réunissant à la fois des produits de mode, mais aussi des livres, objets et même un bar à eau ! Le concept est né et se reproduit rapidement avec succès à Paris, en témoigne les réussites que sont Merci ! et L’Eclaireur. Mais l’engouement pour le concept store se propage aussi au-delà de la capitale.

L’Eclaireur – Pionner du Concept store

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L’éclaireur, 40 rue de sévigné, à Paris. Martine et Armand Hadida, un couple visionnaire qui n’a de cesse, depuis 1980, d’ouvrir la voie en « brisant les codes de la distribution de détail ». Une success story parisienne sans précédent, prolongée aujourd’hui par l ‘engagement de la génération suivante dans l’aventure.

En 1980, Armand Hadida ouvrait sa première boutique aux Champs Elysées, avant d’installer dans le marais le tout premier concept store, 300m2 associant plusieurs expressions artistiques autour de la mode, de l’orfèvrerie, du verre et du design. Puis pas très loin, dès 2000, un espace dédié aux collections Homme. Succès… Avant de frapper très fort l’année suivante rue Hérold avec un lieu anonyme et sans vitrine : « Nous voulions que le succès de cet espace repose uniquement sur le caractère exclusif des créateurs présentés, et non sur les moyens financiers injectés dans le marketing… ». Succès absolu et immédiat… Une énergie sur le qui-vive pour « redonner plus de noblesse aux lieux et véhiculer le talent de ceux qui font avancer la mode. Quand on a ces graines magiques, il faut les cultiver à travers une vraie mise en scène » précise Armand Hadida.

Lire aussi : Quand la boutique se transforme en appartement

Jane de Boy – Shopping d’initiés

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Dans le monde des concepts stores, Jane de Boy fait incontestablement partie des incontournables. La touche d’originalité ? Ici pas de vitrine, Georges et Marie Simon, les fondateurs de l’entreprise – qui compte désormais 3 autres boutiques et un e-shop – ont choisi un appartement de 200 m2 au Cap Ferret, avec salon de thé et bar à eaux, un lieu dédié au shopping d’initiées. Ici, on vient surtout pour le conseil, le relooking, avec une sélection mode, accessoires, parfums, soit un total de plus de 300 marques, incluant même l’art contemporain. « La Maison » organise aussi des rencontres avec des créateurs, ainsi que des événements culturels : « Les centres-villes sont tous les mêmes, souligne Georges. Face aux enseignes, nous, les indépendants, devons être novateurs. » Novateurs et inspirés, car il ne suffit pas d’ajouter de la déco, du mobilier ou encore un bar à ongle à une offre mode pour « jouer les concepts stores ». Encore faut-il que l’offre globale soit cohérente et qu’elle soit judicieusement mise en valeur afin que la boutique puisse révéler une véritable identité.

Tribeca 40 – Un parfum de mode au Havre

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«Le concept store c’est un état d’esprit, on fait du prêt-à-porter, du bijou, du parfum, ça demande beaucoup de dynamisme et de travail pour faire les bonnes associations de produits. » Pour Pascale Destribois, ouvrir une boutique à l’offre multiple n’était pas une option. D’autant plus que d’un point vue économique, « c’est plus rentable, assure-t-elle. Le problème quand on ne fait que de la mode c’est qu’on est quelque part soumis au diktat des promotions, les marges sont faibles. Une pression que l’on ne retrouve pas dans le bijou ou le parfum, avec aussi moins de soucis liés aux impératifs de minimum de commande », ajoute-t-elle. 10 ans d’expérience dans le monde de la parfumerie lui ont également permis de nouer une proximité avec des maisons assez exigeantes sur leur choix des revendeurs. « C’est ma force, reconnaît-elle, beaucoup de mes clientes viennent chez moi pour ça ». Et d’inviter ses confères à faire de même pour rebooster le centre-ville du Havre. « Il faut des propositions percutantes pour que les clients reviennent en ville. » A méditer.

La Fabric Shop – L’urban style à la niçoise

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Non, Nice n’est pas – uniquement – une ville ensoleillée pour personnes âgées ! Le succès du concept store ouvert il y a 5 ans par Mickael et Laurent est là pour en attester. Installée dans une ancienne galerie d’art située dans l’hypercentre, mais un peu en retrait, La Fabric Shop a su séduire une clientèle à la recherche d’un style mélangeant la mode et l’urban. « L’idée nous est venue car on avait du mal à trouver une offre de ce type dans la région, on s’est donc dit pourquoi pas nous ? », explique Mickael. Pari tenu et gagné pour les deux cousins, avec une clientèle qui vient de tout le département, « des fidèles, plus que de simples clients ». Tous les 6 mois, les plus intimes sont ainsi invités au magasin à un afterwork. Pour dynamiser le lieu et rappeler l’ambiance concept store, des vernissages sont régulièrement organisés afin de mettre en avant des créateurs niçois. Mais pour eux, le secret de la réussite se trouve surtout dans la programmation : « on se fixe des objectifs à moyen et à long terme et on met toute notre énergie pour les réaliser ». 6 ans d’existence et déjà beaucoup de maturité.

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