Marketing

Plus de clients grâce aux nouvelles technologies

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À l’heure où les clients se digitalisent un maximum, quid du commerce traditionnel ? Pas de panique, l’immense majorité des Français continuent d’acheter en boutique. La preuve que le commerce en dur est l’avenir du commerce de demain ! À condition qu’il soit associé au numérique pour évoluer vers le concept de magasin augmenté. Un passage obligé pour répondre aux attentes du nouveau consommateur.

Qui est de plus en plus présent sur les réseaux sociaux ? Selon le dernier recensement réalisé par l’agence digital TIZ, la France compte actuellement 33 millions d’utilisateurs de Facebook, 15,7 millions sur Instagram et quelques 11 millions sur Snapchat. Ces nouveaux outils de communication font désormais partie intégrante de la vie des Français, qui s’attendent donc légitimement à y retrouver les commerçants, peu importe le secteur d’activité. L’opportunité de trouver et fidéliser de nouveaux clients !

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Une boutique connectée social media pour ses clients

Or, quel est le secret de la réussite d’une boutique mono ou multimarques ? La qualité de sa relation avec ses clients et sa proximité. Les réseaux sociaux semblent donc tout indiqués pour lui permettre de renforcer son avantage. Chez Pom Boutique à Marseille, le changement de vitrine peut engendrer jusqu’à 700 « like » sur Facebook en une journée. Quand on sait que le taux de transformation, se révèle 40% plus élevé chez les fans, on comprend mieux l’intérêt d’une pratique social media. Illustration avec Black Rainbow, une boutique de streetwear située dans le Marais parisien. « Nous manageons une communauté de plus 25 000 membres », indique Thomas Clems, manager de la boutique. Comment ? En leur montrant les moments de vie clé du magasin qui a réalisé l’an passé 250 000 euros de chiffre d’affaires. « Sur Snapchat, je vais par exemple montrer le film de la livraison des nouvelles collections. De manière à accorder la primeur de l’information brute à ces membres, les plus accrocs à la marque. Ensuite, je publie de belles photos des nouveautés sur Instagram et Pinterest. C’est une vraie stratégie de communication, qui nous permet de nous faire entendre, à moindre frais, auprès de notre cible, les 15-25 ans », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que cela est chronophage. « Je consacre en moyenne deux heures par jour aux réseaux sociaux », admet-il.

Toucher le client mobile : c’est désormais l’objectif pour tout commerçant

Pour la marque de doudoune J.O.T.T, l’animation de la communauté sur les réseaux sociaux devient même tellement prenante qu’elle est obligée de sous-traiter cette activité à une agence spécialisée. « Très tôt, nous avons utilisé les réseaux sociaux, explique le fondateur, Nicolas Gourdikian. D’abord pour faire connaître la marque par le biais d’événements, comme le Job Trotter, un tour du monde pour deux personnes, suivi en temps réel sur notre page Facebook. Nous relayons aussi dans nos points de vente, sur des écrans, des photos de notre communauté Instagram ». Dans le même ordre d’idées, la marque a installé dans sa nouvelle boutique lilloise un miroir d’essayage virtuel. Il permet aux clients de se voir dans différentes doudounes et de poster à chaque fois sur le réseau social de leur choix, des photos d’eux. Des initiatives qui correspondent à sa cible, 18-35 ans, jeune, branchée et adepte de la mode «selfie». « Montrer les produits portés par les clients permet de démultiplier notre présence et, in fine, de drainer du trafic, déclare le responsable. En décembre, nous avons accueilli tellement de monde que nous avons établi un record, environ 400 000 euros de chiffre d’affaires. » Toucher le client mobile, « c’est désormais l’objectif pour tout commerçant » martèle Olivier Benoit consultant-formateur chez Solutions Boutiques.

Favoriser, en boutique, l’usage du mobile

Le consommateur recherche toutes sortes d’informations produits sur son smartphone, notamment lorsqu’il est en magasin. Dans le jargon, on parle de showrooming. « Plus de la moitié des clients mobiles sont susceptibles de conclure un achat dans le magasin qu’ils visitent s’ils ont accès aux informations qu’ils estiment nécessaires pour prendre une décision définitive », affirme Thibaut Ceyrolle, vice-président des ventes chez Bazaarvoice, spécialiste des avis consommateurs. Des chiffres qui prouvent bien que les responsables de boutiques ont intérêt à favoriser l’accès mobile à internet plutôt qu’à l’empêcher. « Ils peuvent même s’appuyer sur cette pratique pour en faire un moteur d’achat, en encourageant les clients à vérifier que le produit immédiatement disponible est bien positionné face aux concurrents », poursuit-il. Autre atout majeur du mobile, sa capacité à délivrer en push des informations géolocalisées. Selon l’étude Publicis Shopper de 2015, 42% des clients se disent prêts à partager leurs données personnelles avec le marchand et 56% y voient des avantages. Dans ces conditions, pourquoi hésiter ? La technique qui semble avoir le plus d’avenir se nomme beacon. Il s’agit d’un petit capteur sans fil qu’il suffit de placer en rayon. Le commerçant choisit le type de message qu’il veut relayer, par exemple 20% dans le rayon robe et lorsque le client passera devant, pour peu que son bluetooth soit activé, il recevra cette notification sur son smartphone. Les premiers kits complets comprenant trois beacons à placer en boutique et le petit logiciel sont  disponibles pour des tarifs très abordables !

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Développer le web to store

Voilà donc des technologies qui se développent mais qui restent encore en voie de démocratisation. En revanche, l’usage d’un site marchand, en complément d’une ou des boutiques physiques, devient une vraie tendance. C’est l’exemple de La Canadienne, qui a investi 600 000 euros il y a deux ans pour refondre son site et son système d’information. Un investissement lourd mais qui marque sa volonté d’insister sur le online. Pour développer ses ventes (actuellement 25 % de son chiffre d’affaires est réalisé en ligne), mais aussi pour établir une passerelle avec ses magasins en dur. Dans cette optique, la première étape consiste à renseigner les adresses physiques. Pour cela, le référencement sur Google est un prérequis : c’est la base et c’est gratuit. La seconde étape passe par créer un compte sur Google My Business afin de permettre à vos clients de vous géolocaliser avec Google Maps.

« Plus de la moitié des clients mobiles sont susceptibles d’acheter en boutiques s’ils sont suffisamment informés »

Reste ensuite à motiver les internautes pour se rendre dans le point de vente. C’est le pari de la boutique Le Tanneur, à la Défense, qui affiche en vitrine des encarts invitant les consommateurs à pratiquer la e-réservation. Sachant qu’une majorité des internautes consultent désormais le site internet de la marque avant d’aller en magasin, il est plus que souhaitable de capitaliser sur cette pratique et d’offrir un service à valeur ajoutée. Grâce à la solution Socloz, le dispositif s’avère on ne peut plus simple. « Il suffit, sur le site marchand de la marque, d’installer le bouton e-réserver et de communiquer suffisamment en boutique, comme le fait Le Tanneur, pour inciter les clients à s’en servir », détaille Jérémie Herscovic, fondateur de Socloz. Les résultats parlent d’eux mêmes : 85 % des internautes qui ont réservé, viennent ensuite en boutique et 70 % d’entre-eux finalisent l’achat. Environ 40 % effectuent au passage un achat supplémentaire. Autre indication importante relevée par l’expert : « 50 % des utilisateurs Le Tanneur affirment qu’ils achètent en boutique car leur article était réservé. Les raisons invoquées : gain de temps évident et assurance d’avoir le produit. »

Mutualiser les ressources numériques

L’union fait la force ! L’adage, bien connu est à l’origine d’initiatives telles que la création de la plateforme de commerçants Sceaux Shopping. « En quelques clics, les internautes peuvent acheter différents articles, régler en une fois et passer le soir récupérer leurs courses chez les différents commerçants », résume Geneviève Bécoulet, manager du centre-ville de Sceaux. À date, l’opération regroupe une quarantaine de magasins et plus de 1 000 produits. Quant au site, il est fréquenté par 140 personnes chaque jour.

Lire aussi : SMS, Emailing, Facebook, 3 outils de communication indispensable au commerçant

Autre initiative, celle qui s’est déroulée à Paris 9è, du 6 au 11 octobre. « Nous avons digitalisé la rue des Martys et ses environs, avec des animations, de manière à valoriser les quelque 150 commerçants présents», explique Philippe Amouroux, gérant de l’agence organisatrice, Paris Beauté. Au programme : miroir virtuel pour essayer les vêtements et des vitrines transformées en tablettes tactiles géantes. Mais aussi des applis mobiles, des robots, des lunettes à réalité augmentée et même… des hologrammes. De quoi étonner, surprendre et développer du trafic pour booster les ventes en magasins !

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One Comment

  1. super bien fait les articles!!! MERCI
    JOSY BUHR

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